QUAND CHAQUE NUIT COMPTAIT

Notre Droit admet que l’absence de cohabitation (résidences dites séparées) durant un laps (en voie de diminution constante) cause la fin du contrat de mariage par inexécution de son obligation première.

 

Pour la Rome des débuts, l’obligation première du mariage était également de résider ensemble et surtout de dormir sous le même toit, mais le Droit romain en tirait la conséquence logique inverse du nôtre.

 

La loi des Douze-Tables(1) énonçait :

 

« Lorsqu’une femme, maîtresse d’elle-même(2) , aura demeuré un an entier sur le pied du mariage, dans la maison d’un homme, qu’elle soit censée son épouse, à moins que pendant trois nuits, durant l’année, elle ne se soit absentée du logis de cet homme. »

 

On notera avec un intérêt amusé que le patriarcat ne légifère pas sur l’hypothèse inverse, le cas où l’homme viendrait s’installer chez une femme. La femme suit son (futur) mari et non l’inverse…

 

 

 

Alain LEBRUN

Avocat au Barreau de Liège

 

 

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(1) Edictée vers 450 avant notre ère.

(2) Dans la plupart des sociétés patriarcales, une femme n’est civilement majeure que si elle n’a plus de mâle majeur dans sa lignée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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